Contrats WAN : peut-on se permettre de “proroger” ?

Par hasard, notre attention a été récemment attirée sur un livre blanc d’un confrère, dont les effectifs lui permettent de se déclarer le leader du conseil en télécommunications d’entreprises en France. Ce groupe a déjà été cité sur ce blog mais cette fois, si après les prochains paragraphes vous souhaitez vraiment prendre connaissance des idées et chiffres qui pourraient vous desservir, vous devrez faire l’effort (minimal) de le récupérer grâce à Google.

En effet, pour asseoir sa démonstration que la convergence IP et téléphonie est l’unique sujet de préoccupation digne de l’attention des DSI en matière de télécommunications, ce livre blanc daté de septembre 2008 débute son analyse en posant le constat que les réseaux WAN ont peu évolués depuis 3-4 ans et que donc beaucoup d’entreprises ont (légitimement) "proroger leur contrat" (proroger est un synonyme juridique de prolonger).

Pour justifier cette position, un tableau de benchmark fournit ce que cette société estime être les prix de marché. La seule chose que SagaTel affirmera, c’est qu’avec ces prix là, nous n’aurions pas permis le mois dernier à un de nos clients de signer un marché lui permettant de réduire de plus de 2 M€, deux millions d’euros, les factures WAN sur les 12 premiers mois. Et l’impact de ce nouveau contrat sera bien plus grand encore dans les prochaines années car le nouveau marché lui permettra d’augmenter le débit de ses sites, ce qui indispensable pour son plan généralisé de visioconférences, sans dépasser son budget.

A l’épreuve des faits, peut-on se permettre de proroger un contrat WAN ? Peut-on se dispenser d’un conseil aux premières loges pour négocier puis déployer les plus grands réseaux IP nationaux et internationaux ?